Rapport d’activités 2014-2017

RAPPORT D’ACTIVITES 2017

Nous avons installé une adduction d’eau électro-solaire dans le village d’Ampitanaka en 2014. Nous vous présentons ici le résumé de nos suivis et activités dans les villages du Sud Ouest de Madagascar depuis cette installation jusqu’en 2017 (Ampitanaka, Vorojà, Ambolisogno, Besasavy).

AMPITANAKA

L’ADDUCTION D’EAU ELECTRO-SOLAIRE

Nous avons fait le suivi de l’adduction d’eau plusieurs fois maintenant depuis son installation en novembre 2014 et nous avons toujours pu résoudre les problèmes.

En janvier 2015, les villageois nous ont fait part que l’adduction d’eau ne marche plus, il n’y a plus d’eau dans les citernes. Mais notre chef de projet, Dina Razafimpanja, n’a pu se rendre dans le Sud qu’après la saison des pluies car les routes n’étaient pas praticables.

En avril 2015 (1er suivi), Dina est allé sur place et a constaté que la panne est due à l’utilisation inadéquate d’une matière de nature goudronnée type « top tôle » pour la fixation du « capteur » jouant le rôle de flotteur, matière non adaptable qui fond sous l’effet de la forte chaleur de la région.
 Jacques Painot de l’IAS a mis ce top tôle sur les capteurs pour les fixer sur les citernes ! Il a fondu et les capteurs sont tombés dans l’eau. Ne fonctionnant plus, ils indiquaient faussement que les citernes étaient pleines, c’est pour cela que celles-ci ne se remplissaient plus, donc aucune alimentation d’eau. Dina est donc allé à Ejeda pour acheter une colle spéciale pour fixer les capteurs. La panne technique a été résolue le 4 mai 2015. Il a aussi acheté des accessoires qui manquaient 2 bouchons pour les citernes et 2 robinets pour une future réparation.

En 30 Mai- 13 Juin 2015 (2ème suivi), une enquête-évaluation auprès des villageois (45 familles) a été faite avec un questionnaire afin d’obtenir des résultats sur l’impact de l’adduction d’eau. L’évaluation a donné les résultats suivants à 100% : le prix de l’eau est abordable, l’adduction d’eau a amélioré leur vie quotidienne (eau potable et propre, facilité pour se procurer de l’eau, meilleure santé, meilleur hygiène), ils n’achètent plus d’eau aux spéculateurs et ils considèrent que la gestion de l’eau est bonne. Par contre sur la possibilité de cultiver : 14 ont répondu affirmativement et 31 négativement. Ils souhaiteraient donc pouvoir cultiver grâce à l’adduction d’eau. Cependant, Dina a constaté que le nouvel infirmier a un jardin potager prospère et son jardin marche bien. Serait-ce donc une question de volonté de cultiver et non de manque d’eau ?

En résumé, l’adduction d’eau ne pose pas de problème et donne satisfaction aux villageois selon l’ enquête- évaluation de l’adduction d’eau. Le débit est de 28 secondes /20 litres ( 2,57m³/heure). La distribution de l’eau commence à 7h du matin jusqu’à 12 h et 14h à 16h l’après midi. Le mercredi, jour du marché, l’eau est ouverte de 7 h à 16 non-stop. Les 4 réservoirs (20 m³= 20.000 litre) sont remplies tous les jours.

En novembre 2015 (3ème suivi), les villageois nous ont fait savoir que le débit de l’eau est devenu faible. Dina a dû aller à Ampitanaka et lors d’une cérémonie traditionnelle, des branches du tamarinier sacré, qui encombraient les panneaux solaires, ont été coupées et le débit de l’eau s’est rétabli normalement.

En juin 2016, (4ème suivi), après avoir constaté que la gestion de l’argent de l’eau ne marchait plus très bien depuis quelque temps selon l’envoi de l’argent (manque d’argent par rapport aux relevés des compteurs) et selon les rapports des villageois (copinage, privilèges, certains qui vendent l’eau pour leur propre profit…), après avoir consulté les villageois, nous avons décidé de prendre des responsables de l’eau venant de l’extérieur.

Dina est allé à Ampitanaka accompagné par les 2 nouveaux agents (Fafah et Eric) venant d’Antananarivo. Ce sont eux qui vont gérer l’eau. Ils habitent provisoirement dans le dispensaire parce que la sage-femme est partie. Une maison va être construite pour eux. Dina a demandé au chef du village de leur donner un peu de terrain pour cultiver des légumes. 
Selon les villageois, Brigitte l’ancienne responsable de la vente de l’eau s’est mariée, et c’est son mari qui a gardé l’eau pendant les mois de mars et avril. C’’est pour cela qu’il y avait perte d’argent par rapport aux relevés du compteur. Mais il a aussi utilisé l’argent pour payer les salaires du comité de l’eau. Ce comité a été dissous.

Les gérants ne reçoivent pas encore leurs salaires mais ils utilisent une partie de l’argent collecté pour leurs besoins journaliers, celui-ci sera à déduire de leurs salaires. L’argent de l’eau est gardé par les 2 nouveaux gérants et envoyé à Dina par les instituteurs par MVOLA (genre Western Union malgache). Ils n’utilisent plus de tickets. Les villageois sont ravis que des étrangers gèrent l’eau. Auparavant, les instituteurs s’accaparaient l’eau et sont plus avantagés que les villageois.

Aôut 2016 (5ème suivi), la pompe ne marchait plus à nouveau.Dina est allé sur place avec un technicien malgache, Fidy. Ils ont vérifié la pompe immergée avec un groupe électrogène pour voir d’où vient la panne sans utiliser les panneaux solaires. La pompe marche bien avec un débit 2,6m3/h. Ils ont vérifié les 10 panneaux un à un, mesuré l’intensité avec un ampèremètre et ont découvert la cause de la panne. C’est dû à l’emplacement des panneaux ! C’est ainsi que tous les panneaux ont été déplacés vers le côté soleil et en plus, un arbre qui faisait de l’ombre a été coupé avec toujours la cérémonie traditionnelle. De ce fait, la puissance maximale du panneau a été atteinte.

En outre, ils ont aussi constaté que le contrôleur ne fonctionnait plus et ont dû aller à Tuléar pour en acheter.Après avoir fait le montage de toutes les installations avec le nouveau contrôleur, tout remarche à merveille, le débit est de 15 m3 à 20m3 la journée. En ce qui concerne la gestion, les 2 gérants donnent des nouvelles chaque fin de mois. L’argent obtenu durant le mois de septembre a servi à acheter du ciment pour la cantine, des pièces pour la bicyclette (Jean Claude), ainsi qu’à payer les salaires des gérants. La bicyclette est devenue le moyen de transport des villageois et pour les gérants car le bus du transporteur Roumule ne fonctionne plus.

En novembre 2016, Dina a reçu un appel d’Ampitanaka disant que la pompe ne marche plus à nouveau ! Il est allé à Ampitanaka (6ème suivi) et a constaté que la pompe a été enfouie sous le sable sur 2 mètres, le forage n’est plus qu’à 63m de profondeur au lieu de 65m ! Après avoir vérifié que la pompe ne marche plus, il a décidé de la rapporter à Antananarivo et a contacté Lanoe Forages et Solarmad pour trouver une solution la moins chère possible pour la réparation de la pompe.

A Antananarivo, Dina a rencontré Lanoe Forages qui ont dit qu’en ce moment, mois de novembre, dans toute la région du Sud, le niveau d’eau est au plus bas. En outre, ils ont dit aussi que des compagnies minières installées dans le sud pompent une grande quantité de l’eau souterraine et c’est pour cela qu’il y a moins d’eau dans toute la région ! Ils ont dit qu’ils iront à Ampitanaka.

Donc, la pompe est tombée en panne car elle a tourné dans le vide sans eau.

Dina a recherché une solution la moins chère possible auprès de Sociétés locales : soit on achète une pompe d’occasion (1100CHF) mais avec garantie soit on fait réparer la pièce (200 CHF ), les deux sont faisables à Antananarivo. Soit on demandera à Solarmad de faire la réparation et commander la pièce en Allemagne (ce sera plus long et plus cher). En attendant, les villageois ont dû achèter de nouveau l’eau très chère auprès des spéculateurs ou puiser de l’eau dans le vieux puits en attendant la pluie !

En janvier 2017, ( 7ème suivi), sans attendre l’arrivée de Lanoe Forages, Dina est allé courageusement sur place ( malgré les routes inondées). La solution choisie a été de remplacer la pompe par une d’occasion et de mettre en réparation l’ancienne. Dina a réussi à nouveau à tout réparer et le débit de l’eau est redevenu normal, 2,5 m3/heure. En ce jour, l’adduction d’eau à Ampitanaka continue à bien marcher, les citernes se remplissent régulièrement. Notre chef de projet, Tata, a été instruit à l’utilisation d’un instrument de mesure servant à contrôler le niveau de l’eau surtout en octobre- novembre pendant lesquels le niveau est au plus bas . Ceci afin d’éviter une nouvelle panne similaire dans le futur.

Heureusement pendant le mois de décembre il pleuvait et les habitants ont pu profiter de l’eau de pluie. D’ailleurs, selon Dina, les gens achètent moins d’eau ces derniers mois car ils peuvent encore récolter l’eau de pluie. L’arrivée de la pluie est une très bonne nouvelle pour les cultures de maïs, manioc des villageois sur les collines. Mais aujourd’hui, la vente de l’eau commence à se normaliser.

Par ailleurs, seul un des gérants est resté à Ampitanaka et il a fait construire une maison. L’autre est retourné à Antananarivo car il n’a pas supporté les dures conditions de vie et en plus, sa famille lui manquait.

Dispensaire d’Ampitanaka :
 Le dispensaire d’Ampitanaka a été reconstruit en semi-dur et doté de matériel médical important et varié grâce au financement de la Communes de Plan-les-Ouates. Des panneaux solaires ont été installés sur le toit. Un infirmier de l’Etat été affecté à Ampitanaka. En septembre 2015, l’infirmier, Marcellin nous a fait part que le convertisseur du dispensaire est en panne et qu’il n’a plus de lumière. Mais cela ne touche pas le frigo solaire pour les vaccins car il est indépendant du convertisseur. Il en a acheté un à Tuléar, donc il y a à nouveau de l’électricité dans son logement et dans l’ancien gîte rural. Il a un jardin potager et tout y pousse mieux que ceux des villageois. A savoir pourquoi ? Mais l’infirmier a dû quitter parce qu’il ne savait pas faire des accouchements et fut remplacé par une sage-femme. On dit aussi que son départ est dû au mécontentement des villageois car il a transgressé un tabou important des Mahafaly en mangeant de la tortue !

En juin 2016, la sage-femme n’a pas tenu longtemps non plus à Ampitanaka ! Se plaignant du manque de moyen de transport, elle a demandé une affectation dans un autre village.
 L’inventaire du matériel médical a été fait avant son départ et on attend un autre infirmier qui va la remplacer. Quant à la finition du dispensaire, la pose du carrelage a été enfin terminée. En février 2017, une nouvelle infirmière est arrivée à Ampitanaka

. On espère qu’elle restera plus longtemps. Nouvelles école et cantine d’Ampitanaka : En 2015, à l’examen du CEPE, c’est seulement Fanome (le garçon responsable des relevés des compteurs de l’eau) qui a réussi sur 7 élèves ! On dirait que le niveau a baissé ! Des rumeurs ont circulé que Noro, l’institutrice va être affectée hors d’Ampitanaka à cause des résultats médiocres du CEPE. 10 élèves ont reçu des bourses d’études. Des classes préscolaires ont été ouvertes et les instituteurs sont payés par le FRAM (cotisations des parents). Dans la nouvelle école, le dallage de 2 salles de classe est terminé, il reste à faire la pose des fenêtres, portes et du tableau. L’école est déjà fonctionnelle. En juin 2016, la construction de la cantine en semi-dur a débuté et s’est terminée en janvier 2017. Comme le PAM l’a réquisitionnée pour stocker la nourriture et le matériel, les habitants ont construit un abri en bois comme réfectoire pour les élèves.

Autonomie des villageois : Sans aucune directive de notre part, les villageois ont pris la bonne initiative de réhabiliter l’ancienne école avec du matériel local : bois et terre battue. Elle sert toujours comme salles de classe. En effet, pour rendre les villageois plus autonomes, nous avons fait savoir que désormais l’ASDDG ne paiera plus de bourses d’études, de matériel de construction ni les réparations. Les dépenses pour les constructions et réparations proviennent maintenant d’une partie de l’argent de l’eau (ciment de la nouvelle cantine, réparations des vélos, achats de matériel, « café » pour les travailleurs…) Nous envisageons même, dans le futur, de financer nos autres projets de la même manière. En août 2016, la cantine est presque terminée, l’argent de l’eau a servi à l’achat du ciment. Les villageois ne dépendent plus totalement de notre financement ! Bonne nouvelle pour l’école, 15 élèves ont passé le CEPE 6ème, 9 d’entre eux ont réussi. Maintenant 7 élèves sont en classe de 6ème à Ejeda. L’instituteur Jean Claude habite à Vorojà et n’enseigne plus à Ampitanaka. Il a pris la décision d’aller enseigner à Vorojà afin de ne pas perdre son salaire s’il n’enseigne plus. Mais tous les mercredis, il continue à exercer son poste de contrôleur du marché à Ampitanaka.

MNP (Madagascar National Parks) et WWF Le MNP qui a construit une maison à Ampitanaka nous a promis de construire de nouveaux WC pour l’école ne l’a pas encore fait. Lors d’une conversation avec l’un de ses agents, il semble que le MNP pense toujours à faire un forage malgré l’existence de notre forage ! Cependant, l’entreprise de forage contractée a dépensé de l’argent pour rien car elle n’a pas pu trouver de à l’emplacement désigné, en haut du village ! Elle est payée même s’il n’y a pas de résultat ! C’est un financement perdu de l’Allemagne ! Le chef du MNP est allemand. Le WWF a aussi construit une maison à Ampitanaka. Il faut préciser que le village d’Ampitanaka est situé en bordure d’un parc national, c’est pour cela que ces organismes y ont installé leur siège.

Charrette et zébus En 2014, nous avons contribué à l’achat d’une charrette et 2 zébus pour le village d’Ampitanaka et pour le transport de l’eau pour le village voisin, Vorojà. En 2015, il semble que la charrette et les zébus fonctionnent mais ne sont pas rentables. Les villageois ont mis 2 à 3 heures par jour pour le transport de pierres et de sable. Alors Dina a dû transporter le reste du sable en 4×4. Durant la réunion avec les villageois, Dina a redonné les directives sur l’utilisation de la charrette : elle devra transporter de l’eau pour Voroja 1 fois par semaine pour les élèves et les instituteurs gratuitement. En juin 2016, deux zébus sont toujours existants, mais l’un est tombé malade et les villageois ont acheté un autre.
 Ehery, ainsi que les villageois les utilise pour les nouvelles infrastructures. Les deux gérants de l’eau peuvent les utiliser aussi.

Poudre Moringa : La production de la poudre moringa dans les villages a été arrêtée faute de débouchés. Les villageois ne cherchent pas à la vendre et attendent qu’on l’achète à notre passage sur place. Cependant, ils continuent à la consommer et leur santé s’en porte bien. En mars 2017, un italien s’intéresse à l’achat d’une grande quantité de poudre et de graines de moringa. Nous sommes en discussion avec lui en ce moment et nous espérons que la production pourra reprendre.

A Antananarivo, Il y a encore 150 kg à vendre. A Genève, nous en vendons une petite quantité dans un magasin bio et à des particuliers. Le coût total du prix du dernier transport de 5 kg est 100 CHF. Il faudra donc augmenter le prix de la poudre à 15 CHF les 250 gr et 60 CHF le kg.

Autres Projets :

Les autres constructions (écoles d’Ambolisogno et Besasavy ) avancent petit à petit et lentement . En effet, comme dans tous nos projets, nous ne contractons pas d’entreprise, ce sont les villageois eux-mêmes qui ont appris à construire avec l’aide d’un maçon. Une bonne nouvelle, Orange a installé un réseau téléphonique dans la région et maintenant nous pouvons contacter Tata, notre chef de projet à Itampolo, par téléphone.

AMBOLISOGNO :

Ecole et cantine :

En novembre 2015, la construction de l’école est presque terminée, il reste à faire : la porte, les fenêtres et le dallage. L’école est déjà fonctionnelle et des écoliers y étudient. L’instituteur (Alizé) est subventionné par l’État, mais il nous a demandé quand même de l’aide (argent), Dina a refusé mais il a fait don de matériel scolaire (comme à Ampitanaka, Voroja…..). Il y a aussi 2 instituteurs pour les préscolaires. C’est le FRAM qui paie leurs salaires. Dina a compté les arbres de moringa et il existe 987 nouveaux arbres, ils ont été payés. En juin 2016, la finition de l’école se fait lentement. Le dallage de la première salle a débuté . Mais les villageois disent qu’à cause du problème d’eau, ils n’ont pas pu le finir. Il manque aussi du ciment
 et des planches. 
Le besoin d’une cantine s’est fait sentir et les parents ont cotisé pour en construire en semi-dur. Nous avons livré tout le matériel manquant pour l’école et aussi pour la cantine. Il faut dire que ce sont les villageois eux-mêmes qui ont entrepris toutes les constructions, sans salaire. Concernant les arbres moringa, il y en a moins que l’année dernière. Ils ne font plus de poudre car pour le moment ils n’ont pas de preneurs. En février 2017, l’école et la cantine sont terminées et les villageois ont aussi fabriqué les tables et bancs de l’école.

BESASAVY :

En septembre 2015, les murs de l’école sont terminés. Ils attendent l’arrivée des tôles et des planches qui ont été déjà commandées.

En novembre 2015, la construction est presque terminée à part la séparation des 2 salles. Dina a fait livrer les planches et tôles. Les instituteurs n’étaient pas là. Dina déposé les kits scolaires chez le président du fokontany (les instituteurs sont à Tuléar pour chercher leur salaire). Le gîte rural d’ ASDDG a été repeint, le président fokontany y habite pour faire le gardiennage. En juin 2016, il reste le toit, le dallage, les fenêtres et les portes de l’école à terminer.
 
 A côté de l’école une nouvelle école est en construction par le financement d’un vazaha (Français). Les villageois lui ont donné un terrain au bord de la mer en contrepartie.
 On attend ce qu’il compte faire de ce terrain !

VOROJA :

Maritana, l’ancien directeur de l’école d’Ampitanaka enseigne à Vorojà. Il est déjà fonctionnaire et donc payé par l’Etat. Dina va vérifier si l’école a bien repris et ensuite il faudra envoyer le matériel pour terminer la construction de la cantine que nous avons suspendue quand l’institutrice Nomesoa a quitté. En novembre 2015, l’institutrice Nomesoa était là à nouveau. Il y a aussi, paraît-il, 2 nouveaux instituteurs mais ils ont été absents, ils sont partis à Tuléar pour chercher leur salaire et ne sont pas revenus ! Au cours d’une réunion, les villageois sont d’accord de payer le salaire de Nomesoa. Dina a fait don de matériel scolaire. Dina a enlevé le panneau solaire inutilisé de l’école et l’a mis chez Efiadana à Ampitanaka . En juin 2016, la route vers Voroja est meilleure car le WWF y a construit une maison. En ce qui concerne l’école, il semble que les instituteurs changent souvent à Vorojà ! Il y a un nouvel instituteur, Dadasoalaza. Nomesoa était absente car son enfant était malade.
 Jean Claude continue d’y enseigner. ITAMPOLO En Juin 2016, Dina a rencontré le chef ZAP ((responsable pédagogique). Concernant Nomesoa, il a dit qu’elle n’a pas encore remis son dossier jusqu’à maintenant. Deux instituteurs ont été désignés pour enseigner à Voroja. Ils ont enseigné pendant une semaine, puis ils sont allés à Tuléar pour chercher leur salaire mais ne sont pas encore de retour ! Le chef ZAP va faire de son mieux pour que l’école de Vorojà fonctionne bien à nouveau.

En Août 2016, selon le chef ZAP, Nomesoa n’a pas de diplôme de BEPC, donc il faudrait qu’elle repasse l’examen pour pouvoir enseigner. 
 Le chef ZAP a dit qu’il n’a jamais rencontré ni connu le nouvel instituteur nommé Dadasoalaza qui a commencé à enseigner à Vorojà !! Il nous demande de le tenir au courant si nous faisons à nouveau des projets d’éducation car il n’est au courant de rien. 
 
 
Le nouveau maire d’ Itampolo nous a demandé de verser à la Commune une partie de l’argent de l’eau (comme geste symbolique selon lui). 
On a répondu que l’argent de l’eau sert à entretenir le forage et aussi pour le développement du village et pour son autonomie.
 Il nous demande aussi de l’informer sur nos activités dans la commune d’Itampolo Notre chef de projet à Itampolo,Tata, travaille bien. Il fait le suivi de tous nos projets dans le sud. Pour cela, il reçoit des indemnités. Pour conclure, nous avons mis nos sponsors au courant de nos suivis et nos activités ainsi que des problèmes et des solutions liés à l’adduction d’eau. Nous avons reçu leurs félicitations et encouragements pour notre travail de suivi régulier et sérieux malgré les dures conditions. Nous tenons surtout à remercier chaleureusement ici Dina Razafimpanja et l’équipe d’ASDDA à Madagascar car sans eux nous n’aurions pas pu mener à bout tous ces projets.

 

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